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Assane Abdoulaye, ancien président fédé Niger : « Bientôt, des pays vont rivaliser avec le Niger et le Sénégal »

Ancien Président de la Fédération nigérienne de lutte et organisateur du récent Tournoi airtel Kokowa, Abdoulaye Assane a accepté d’accorder cet entretien à lesarenestv.com pour évoquer un certain nombre de questions.

Combien de temps avez-vous eu à être président de la Fédération nigérienne de lutte ?

C’est comme de l’eau à boire. J’ai été Président de la Fédération du 31 octobre 2011 au 30 octobre 20….15. Le mandat est de quatre ans. Et j’ai fait un seul mandat.

Que retenez-vous de votre passage à la tête de ladite Fédération ?

Ce que je retiens de mon passage à la tête de la Fédération, c’était une belle expérience. Pendant ces quatre ans-là, la lutte au Niger avait beaucoup progressé. On avait initié des activités permettant, chaque mois, à une des arènes du Niger, construites en grande pompe, de bouger. Je retiens aussi que c’était la seule fois où le Niger avait gagné le Sénégal dans un tournoi, par 4 à 1. Ce sont des souvenirs mémorables. Egalement, nous avions aidé à une révolution au niveau de la CALA, avec l’arrivée du Marocain Frank Moscous à la tête. Nous l’avons aussi aidé à être élu au niveau de l’instance internationale. Tout cela m’a marqué lors de mon passage à la tête de la Fédération nigérienne de lutte.

N’étant plus Président de la fédé, vous avez créé une agence à travers laquelle vous organisez des galas de lutte, comme celui qui vient à peine de se terminer à Niamey. Comment vous est venue l’idée et quels en sont les objectifs ?

La création de l’agence n’est rien d’autre que le fruit de ma passion. J’ai un master 2 en communication des institutions. Parlant de communication, l’agence va opérer dans plusieurs domaines comme la culture et autre. Pas seulement dans le sport. Et, dans ce dernier domaine, on aimerait se focaliser sur la lutte. Au-delà de l’agence, je suis dans plusieurs prestations. En lutte traditionnelle, on peut organiser des manifestations comme cela se fait au Sénégal.

Comment expliquez-vous que le Sénégal et le Niger soient restés si longtemps locomotives de la lutte dans l’espace CEDEAO ?

Le Sénégal et le Niger sont certes les leaders en lutte. Mais des pays comme le Nigeria, le Burkina Faso, la Gambie sont en train de vouloir sortir. D’autres pays sont en train d’émerger. Je crois que, bientôt, des pays vont rivaliser avec le Niger et le Sénégal. Mais actuellement, effectivement, ces deux pays ont le monopole de la lutte. Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faites dans l’espace CEDEAO pour rivaliser avec les leaders.

Après la fédé nigérienne, avez-vous l’ambition d’occuper un poste au niveau des instances africaines voire internationales ?

Oui mon cher, j’ai beaucoup d’ambitions. Je sais que je pourrais apporter ma modeste contribution ou à l’AFLAO ou à la CALA pour faire émerger la lutte en Afrique. Au niveau de la CALA, les gens se focalisent sur la lutte olympique, la lutte gréco. Ils ne s’investissent pas beaucoup sur la lutte africaine. Depuis le Championnat de 2012 au Tchad, il n’y a plus de Championnat d’Afrique de lutte traditionnelle. Ce qui fait que, aujourd’hui, la discipline n’est pas reconnue. On devrait faire tout pour qu’elle soit reconnue au niveau olympique. En tout cas, j’ai beaucoup d’ambitions. Pour le reste, on verra.

Je sais que vous êtes venu au Sénégal au moins une fois, lors d’un Tournoi CEDEAO. Que savez-vous du Sénégal et de ses lutteurs ? En connaissez-vous quelques-uns, nommément ?

J’ai été au Sénégal au moins sept fois. J’ai même fait une visite à mon cher ami Alioune Sarr (ancien président du CNG de lutte, ndlr) pour voir un peu, en ce qui concerne les combats de lutte avec frappe, comment les promoteurs et les sponsors s’y prenaient. Pour moi, le Sénégal est un modèle en matière de lutte. Tous les lutteurs sénégalais, les Yékini et autres, sont impressionnants. Il y a vraiment des stars dans la lutte sénégalaise, qui est vraiment appréciée. Je la regarde sur Bantamba ou certaines télés. Mais je vois qu’avec le Covid-19, la lutte a un peu régressé au Sénégal. On ne retrouve plus les combats comme auparavant. J’aime le Sénégal. J’aime la lutte sénégalaise. Et j’en profite pour saluer les champions sénégalais. C’est vraiment impressionnant.

Abou NDOUR  

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