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Lutte olympique : Anta Sambou identifie les maux et préconise des solutions

Quatre fois médaillée d’or et sept fois médaillée d’argent dans des Jeux africains ou de la Francophonie, Anta Bèye Sambou fait son bonhomme de chemin en lutte olympique. La native de Djicomol, en Casamance, au Sud du Sénégal, dans cet entretien, évoque les maux de la lutte olympique, propose des solutions et parle de ses ambitions.

« En 5e année à l’INSEPS »

« Je suis en 5e année, c’est-à-dire en master 2. Donc, il me reste juste une année pour terminer les études à l’INSEPS. »

« J’ai choisi la lutte par passion »                  

« J’ai choisi la lutte parce que c’est ma passion. Dans mon village, après les récoltes, on fait des compétitions entre les filles et les garçons. C’est comme cela que j’ai choisi la lutte jusqu’à intégrer l’équipe nationale. A l’INSEPS, à partir de la 3e année, j’ai choisi le combat et le rugby parce que, dans le rugby, il y a également le combat. En un mot, c’est ma passion. »

« Le niveau tend à baisser »

« Il est vrai qu’il y a de plus en plus de difficultés en lutte olympique. Et le niveau tend à baisser. Je remarque que, depuis que le Centre FILA a été délocalisé, les performances ne sont plus les mêmes. Il n’y a plus tellement de temps pour s’entrainer et récupérer. »

« Depuis que le Centre FILA a quitté le Sénégal… »

« Aussi, nous faisions des voyages à l’extérieur pour rencontrer d’autres champions et profiter de leur expérience. Depuis que ledit Centre a quitté le Sénégal, on n’a plus de partenaires. On n’a pas de compétitions ; ni au niveau national, ni au niveau international. »

« Organiser des tournois locaux, départementaux, régionaux et nationaux »

« Puisque la salle de Thiès est toujours là-bas, pourquoi le CNG ne recruterait-il pas des formateurs au niveau local. Et, à défaut de leur assurer un salaire, qu’on leur donne des indemnités. Cela permettrait d’avoir une bonne équipe nationale. Aussi, il faut organiser des tournois locaux, départementaux, régionaux et nationaux. »

« Nombreux sont les athlètes qui ne viennent plus à l’entraînement, faute de transport »

« Ici à Dakar, nombreux sont les athlètes qui ne viennent plus à l’entraînement, faute de transport. Il est fréquent de voir des athlètes faire régulièrement des entraînements. Mais, quand arrive l’heure des sélections pour les compétitions internationales, on prend d’autres lutteurs qui ne pratiquent pas la lutte olympique. Ils puisent souvent dans la lutte traditionnelle pour dire que ce sont eux qui peuvent apporter des médailles. Or, ce sont deux disciplines qui ne sont pas forcément les mêmes. »

« Isabelle Sambou me fait pitié ; c’est démotivant »

« Isabelle est une véritable star ; une grande lutteuse de renommé mondiale. Elle a fait correctement sa carrière. Elle a apporté beaucoup de médailles au Sénégal. Elle a vraiment du mérite. Mais ça me fait très mal de la voir terminer comme cela. Elle n’a pas la considération à la hauteur de ses performances. Quand nous allons en compétition avec elle, ses anciennes amies la taquinent en lui disant qu’elle a une voiture, une villa et tout car elle est une grande star. Elles ne connaissent pas les réalités du Sénégal. Ça fait pitié. C’est déplorable de voir une star de son calibre vivre de telles choses. C’est démotivant, surtout pour nous qui sommes derrière. Elle n’arrête pas de me motiver et de m’encourager. Mais je pense que l’Etat devrait faire quelque chose pour elle. »

« Me qualifier aux JO 2024 et gagner une médaille olympique »

« Pour les ambitions, il s’agit d’abord de me qualifier aux JO 2024 et d’avoir une médaille olympique. C’est mon souhait le plus ardent. Je veux aussi maintenir ma dernière performance, voire quitter la médaille d’argent pour la médaille d’or. »

Abou NDOUR

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