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Tapha Guèye, 2e Tigre de Fass : « Il faut prendre des mesures contre les blessures »

Lesarenestv.com a pris prétexte de la dernière blessure de Gora Sock, à une semaine de son combat contre Fils de Balla, pour faire intervenir de vrais connaisseurs sur le sujet. Ensemble, diagnostiquons le mal et tentons de lui trouver un ou des remède (s).

« Tout d’un sportif doit être planifié »

« On a eu la chance de très tôt fréquenter l’équipe nationale. Aussi, on était suivi par un médecin, un ancien Capitaine devenu aujourd’hui Général. On l’appelle Général Sène. Il était en équipe nationale du temps de Bocandé. Il m’a suivi durant toute ma carrière. Il a contribué au fait que j’aie fait 23 ans de carrière. Tout d’un sportif doit être planifié : ce qu’il mange, ses entraînements… »

« Le médecin du CNG a son mot à dire »

« Traditionnellement, quand on a une certaine blessure, on fait recours à des pratiques mystiques et tout. Ce qui fait que plusieurs lutteurs trainent des déformations après leur carrière. Quand on est en super forme, on devient sensible. Alors, on te demande d’éviter de faire certains efforts. Les blessures surviennent souvent au dernier moment de sa préparation. A 15 jours, 10 jours voire à 3 jours de l’échéance. À ce niveau, le médecin du CNG a son mot à dire. »

« Sanctionner le lutteur blessé »

« Qu’il sanctionne le lutteur blessé. Par exemple, on peut dire qu’un lutteur qui se blesse à une certaine période d’un combat perd une certaine somme de son cachet ou dédommage le promoteur. »

« Les lutteurs s’entraînent très mal »

« En fin de saison, le lutteur observe une petite pause avant de reprendre ses entraînements. C’est l’hivernal, la préparation générale et ce qui suit. Les lutteurs s’entraînent très mal. Ils vont sur les dunes, montent, descendent. D’autres te disent qu’ils s’entrainent 5 fois par jour. A la limite même, on manque de respect à nos techniciens qui sont au Sénégal. »

« Maitriser son alimentation à chaque moment de sa préparation »

« Quand on dépense de l’énergie non compensée, on se crée des problèmes. Le lutteur doit maitriser son alimentation à chaque moment de sa préparation. En un moment, la nutrition est même plus importante que les entraînements eux-mêmes. Quand on atteint un certain niveau d’entraînement, on n’a plus besoin de se tuer pour s’user et user son corps. On ne fait plus que se maintenir au top, au risque d’exploser. »

« Quand on se déshydrate, on se blesse vite »

« Quand on augmente de l’eau à un verre déjà plein, l’eau déborde et se verse inévitablement. C’est aussi simple que cela. Est-ce que les lutteurs boivent assez d’eau ? En effet, quand on se déshydrate, on se blesse vite. À un certain niveau, il faut éviter les entraînements intensifs, travailler la rapidité, la vivacité. À une semaine de son combat, on ne doit plus faire des contacts physiques. On doit être à la disposition de son préparateur physique, travailler certains aspects, prendre des leçons avec son coach en boxe, faire des accélérations sur 400 mètres… quand on fait des contacts, en effet, il y a souvent un problème avec les articulations ou les déchirures musculaires. »

« Il s’agit d’anciennes blessures qu’ils trainent et qui se réveillent »

« En général, ce ne sont pas de nouvelles blessures. Il s’agit d’anciennes blessures qu’ils trainent et qui se réveillent. Qu’il s’agisse du genou, de l’épaule, des luxations aux doigts, de la cheville, d’une déchirure musculaire. Parfois, on a un claquage qui demande beaucoup d’argent pour se soigner. »

« Quel est le marabout qui peut guérir des ligaments croisés ? »

« Le charlatan et le marabout expliquent la blessure par le mystique. Mais le médecin sait bien de quoi il s’agit au juste. On voit même des lutteurs lutter avec des ligaments croisés. Quand on a une luxation au niveau de l’épaule, on doit forcément faire une opération. Mais on en voit qui disent qu’il suffit du mothie. Quel est le marabout qui peut guérir des ligaments croisés ? »

« Quand une opération s’impose, il faut la faire »

« On n’en est plus à ces temps où on te demandait de prendre deux bâtonnets et les mettre autour de je ne sais quoi. Quand une opération s’impose, il faut la faire. Ce n’est pas parce qu’on se fait opérer que sa carrière est foutue. Non. Il arrive même que la jambe qui a subi une opération soit plus à l’aise que l’autre. »

« Le CNG doit convoquer les lutteurs et voir si… »

« Une semaine avant le combat, le CNG doit convoquer les lutteurs et voir s’ils ont une blessure quelque part. Il est vrai que nous sommes des croyants et que nous savons ce que c’est la volonté divine. Cela n’exclut pas que le lutteur prenne ses dispositions pour éviter certaines chose qu’on peut bel et bien éviter. »

« Sur les cas Gouye Gui et Balla Gaye 2 »

« Pourquoi Gouye Gui reconnait qu’il s’est blessé en faisant des flexions et que, malgré tout, il accepte de venir lutter ? Pourquoi Balla Gaye 2 se blesse à la ceinture et accepte quand même de venir lutter ? C’est une blessure qu’il traine depuis longtemps, certainement. Et qui se réveille parce qu’on fait des efforts surhumains. Il faut prendre des mesures. Les gens en ont marre d’attendre un combat et qu’on dise que tel lutteur s’est blessé au dernier moment. »

Abou NDOUR

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