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Tapha Guèye : « Qu’Ama revienne à la raison ! »

2e Tigre de Fass et acteur de premier plan de la lutte, Tapha Guèye se prononce sur les reports intempestifs de ces derniers mois.

« Les reports s’expliquent par… »

« Les reports multiples s’expliquent, en partie, par la pandémie qui avait tout chamboulé. Quand on a décidé de reprendre les combats, il s’est trouvé que les délais fixés par le CNG, entre octobre, novembre et décembre, étaient trop petits pour que certains promoteurs puissent organiser leurs combats. Les combats Balla Gaye 2 vs Bombardier, Modou Lô vs Ama Baldé, par exemple, sont des combats à centaines de millions. Et quand on a des sponsors, on a besoin de quelques mois pour communiquer. Il n’y a pas de promoteur capable d’organiser ces combats en deux, trois mois. Dans une telle situation, j’estime que promoteurs et lutteurs doivent discuter. Les premiers sont les bailleurs, les deuxièmes leur permettent d’avoir de l’argent. C’est une situation mondiale. »

« Je demande aux lutteurs de comprendre les promoteurs »

« Un report reste un report pour un lutteur. Même si c’est à cause d’un cas de force majeur, l’on est obligé d’aller se préparer de nouveau. Je reconnais, cependant, que c’est très dur. En tant que sage, je demande aux lutteurs de comprendre les promoteurs. »

« Le CNG demande à Luc de discuter avec les deux camps »

« Parlant du combat Ama Baldé vs Modou Lô, le promoteur ne pouvait l’organiser au mois d’octobre. Il a plutôt choisi de le faire au mois de mars. Alors, le CNG l’a instruit d’aller discuter avec les deux lutteurs. Ama Baldé demande une rallonge de 20 millions de francs. Je pense d’ailleurs qu’il n’y a pas lieu. L’on peut comprendre qu’il ait besoin d’argent pour aller se préparer encore. C’est son droit certes. Mais, le promoteur (Luc Nicolaï, ndlr) peut se dire qu’il ne peut organiser le combat en deux mois. Qu’Ama revienne à la raison et qu’on discute pour trouver un terrain d’entente ! »

« Se comprendre et laisser passer certaines choses »

« Les textes sont très clairs au CNG. Un promoteur qui renvoie un combat, après l’avoir régularisé, est passible de sanctions. On a vu le CNG annuler un combat parce que, jusqu’au jour-J, le promoteur n’avait pas déposé les reliquats. C’est différent de ces derniers cas où tous sont impactés par la Covid-19. Des sanctions sont effectivement prévues. Mais, quand un promoteur veut renvoyer son combat, on lui donne la possibilité de discuter avec les camps concernés. C’est pourquoi le cas d’Ama Baldé est un peu compliqué puisqu’on accord n’est pas encore trouvé avec son camp. Autrement, le promoteur qui organise est obligé de respecter ses engagements. Il est difficile d’avoir un combat. Alors, je demande aux lutteurs de ne pas trop tirer sur les ficelles. De même que les promoteurs doivent comprendre les lutteurs quand ils sont en difficulté. Il est arrivé plusieurs fois qu’un combat soit renvoyé à quelques petits jours à cause d’une blessure d’un lutteur. Et c’est le promoteur qui perd énormément. Je pense donc qu’il faut nécessairement qu’on se comprenne et qu’on laisse passer certaines choses. »

Abou NDOUR

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